lundi 14 mai 2012

Quelques jours à KYOTO Part II

Aujourd'hui, nous reprenons le chemin de la philosophie pour nous rendre au pavillon d'argent
le Ginkaku-ji et ses magnifiques jardins.


Comme vous pouvez le constater, il n'est pas recouvert d'argent. Mais c'était l'idée originelle. Construit en 1482 par le Shogun du moment qui voulait concurrencer le pavillon d'or qui lui est bien recouvert d'or, une guerre empêcha de finir la réalisation de ce pavillon qui ne fut donc jamais recouvert d'argent.
Une particularité du jardin sec est ce tas de sable : La perfection à la japonaise.
Tout simplement époustouflant pour qui connait la difficulté de réaliser une forme géométrique parfaite.


Le reste du jardin est à l'image de cette forme : parfaite.

Les sous bois en mousse sont scrupuleusement entretenus : aucune feuille morte ou mauvaise herbes.

Après un petit trajet en bus, nous allons découvrir le pavillon d'or.
Construit en 1397, le site fut plusieurs fois incendié mais le pavillon fut épargné jusqu'en 1950 où un moine à la santé mentale déficiente l'incendia, il fut reconstruit en 1955.  

L'endroit est tout aussi magnifique que le précédent. A l'origine ce sont des villas conçues pour le plaisir des shoguns, ensuite elles deviendront des temples bouddhistes.

Je pense que tous les visiteurs ont la même photo car ......

Un emplacement est prévu à cet effet et  pour accéder à "la bonne place" il faut jouer des coudes.


  Le toit du pavillon est orné d'un Fenghuang appelé aussi "phœnix chinois". Oiseau mythique qui règne sur tous les autres oiseaux. Cet oiseau est souvent associé au dragon (dont il est parfois considéré comme le père) qui est son pendant masculin. Il était d'ailleurs l'emblème personnel de l'impératrice (celui de l'empereur étant le dragon).

La promenade dans les jardins est ponctuée par des petits sanctuaires, où les visiteurs font des offrandes en menue monnaie.

Mais certains confondent offrandes et jeu d'adresse en essayant de jeter la monnaie dans le petit bol et en ramassant la monnaie à portée de main. Pour une fois ce n'étaient pas des touristes français !!!

L'après midi sera consacré à un marché couvert : Nishiki. A l'origine dédié à l'alimentaire




On y trouve de tout et notamment un coutelier célèbre dans le monde entier  : Depuis 1560 et 18 générations, la famille Aritsugu se transmettent les techniques de forgeage.

Une fois le modèle choisi, le couteau sera gravé à votre nom ainsi qu'aiguisé.


Le Prix et la dangerosité de l'engin m'ont fait renoncé à l'achat d'un ces petits bijoux.
Vous pouvez aussi vous offrir une pierre à polir. Pour le prix en € enlever deux zéros et ça vous donneras une idée.


Après cela retour au bercail, repas du soir, et repos bien mérité.
Dernier jour à Kyoto. Départ pour Fuchimi inari


C'est pas très loin, juste une dizaine de minutes en JR.
Nous allons visiter le temple au mille toris.
Fushimi Inari taisha (伏見稲荷大社?) est un sanctuaire shinto dédié aux divinités de l'agriculture et plus particulièrement au kami Inari.
Ce sanctuaire est surtout connu pour ses milliers de torii vermillon formant un chemin sur la colline sur laquelle le temple est construit. Ces torii sont pour la plupart des dons faits par des particuliers, des familles ou des entreprises à Inari. Le nom des donateurs figure souvent sur les montants du torii.
Le kami Inari représente le protecteur des céréales, plus particulièrement du riz et il a été ainsi historiquement associé avec la richesse, ce qui peut expliquer la présence de ces milliers de torii.

  L'endroit est prisé des touristes mais aussi des pratiquants shintoistes.


 Mais que vois je là ?


Ne serais ce pas quelqu'un en train de subtiliser un galet pour sa collection personnelle ?
C'est pas joli joli !!!!

Les tunnels de toris :



Au début cela monte doucement ....

Mais cela se corse rapidement !!!
Nous ne ferons la visite en entier, le site est immense et surtout en montée !!!
Nous redescendrons par un autre chemin où l'on trouve beaucoup de petits sanctuaire.


L'après midi une petite erreur d'aiguillage (le Palais impérial ne se visite pas), nous décidons de terminer par un quartier très touristiques mais aussi très agréable. Gion , il s'agit de reconstituer le Kyoto ancien avec ses petites ruelles étroites et pavées. Mais pour nous y rendre nous empruntons un itinéraire conseillé dans un guide qui nous fait découvrir des arbres ....

 Immenses.

La porte d'un sanctuaire ....

Gigantesque.

Et enfin les petites rues.

Bordées de petit jardin magnifique.


Et là : surprise, au détour d'une petite rue nous découvrons deux jeunes filles en kimonos en train de boire un thé. Elles nous autorisent gentiment à faire une photo.

 En fait il s'agit d'un "bar" où nous allons nous restaurer quelques instants.

En ressortant autre surprise !!!
Des Maikos (apprenties Geisha) sont attendus pour faire une démonstrations de danse traditionnelle. Et toujours avec leurs autorisations nous pourront les photographier.
Une geishaNote 1 (芸者?), plus souvent appelée geiko (芸妓?) à Kyōto, est au Japon une dame de compagnie raffinée réservée à une clientèle très aisée, dédiant sa vie à la pratique d’excellence des arts traditionnels japonais. Le mot « geisha » peut s’interpréter comme « personne d’arts » ou « femme qui excelle dans le métier de l'art ».
La journée se terminera dans la partie plus commerciale du quartier.

 A noter l'absence totale de fils électriques dans tout Gion ce qui est extrêmement rare au japon.
Voilà c'est fini pour nous Kyoto, nous repartirons le lendemain avec plein de belles images en souvenir.
Quelques images de décorations des toits, c'est pour justifier l'utilité de mon gros zoom !!!!


























Et toujours le meilleur pour la fin.


A bientôt, pour d'autres aventures ....

jeudi 10 mai 2012

Quelques jours à KYOTO Part I

Aujourd'hui je vous amène à KYOTO.
D'abord un peu d'histoire :
Kyoto ou Kyōto Prononciation du titre dans sa version originale (京都市, Kyōto-shi?, littéralement « ville capitale ») est une ville japonaise de la région du Kansai, au centre de Honshū. Elle fut de 794 à 1868 la capitale impériale du Japon.
La nouvelle ville, Heiankyō (lit. « la capitale de la Paix ») devint le siège de la cour impériale en 794. Plus tard, la ville fut rebaptisée Kyoto (« la ville capitale »). Elle développa deux quartiers spécifiques : le quartier sud où se situait le palais impérial et la cour ; le quartier où le Shogun Yoshimitsu Ashikaga (足利 義満) plaça en 1378 sa résidence dans le 'Hana no Gosho' (ou Muromachi-dono, Karasumaru-dono) du quartier de Muromachi. Cela donnera par ailleurs le nom de la Période Muromachi de l'histoire de l'archipel. Le shogun se fit également construire le Pavillon d'Or Kinkaku-ji dans le nord de la ville. Par la suite, la ville fut véritablement dévastée par les armées lors de la guerre d'Onin, abandonnée en grande partie par ses habitants et livrée au pillage de 1467 à 1477. En 1489, le shogun Yoshimasa Ashikaga se fit construire l'une des merveilles architecturales du Japon : le Pavillon d'Argent (Ginkaku-ji) qui voulait rivaliser avec le Pavillon d'Or construit par son grand-père Yoshimitsu Ashikaga.
L'avènement du shogunat Tokugawa en 1600 fit perdre à Kyoto son rôle de centre politique et administratif au profit d'Edo, lieu de résidence des shoguns. Toutefois, Kyoto resta la capitale impériale du Japon jusqu'au transfert de la résidence de l'Empereur à Edo en 1868, lors de la restauration de Meiji. Après qu'Edo fut rebaptisée Tokyo (signifiant « la capitale de l'Est »), Kyoto fut connue peu de temps sous le nom de Saikyō (« la capitale de l'Ouest »).

 Pour nous y rendre nous allons monter à bord du SHINKANSEN. Cest une première pour moi, le voyage durera 2h15 pour une distance de 510km. Le confort à bord est nettement supèrieur à notre TGV national, plus silencieux, plus confortable,l'espace entre les sièges est bien plus grand, plusieurs zones fumeurs dans le train. L’agrément du voyage se rapproche plus d'un trajet en 1er classe TGV mais malheureusement le prix aussi.

 Nous avons loué une petite maison japonaise pour notre séjour, nous serons mieux qu'à l'hôtel. La maison est située à proximité d'un endroit très agréable : le chemin de la philosophie, Ainsi appelé car un philosophe Japonais renommé, Kintaro Nishida, aimait à marcher sous ses cerisiers. Ce sera notre première promenade.


  Rapidement nous nous arrêtons déjeuner dans un restaurant traditionnel.

L'après midi nous continuons sur le chemin pour arriver à notre premier temple : le Nanzen-ji et ses jardins zen.
Un jardin sec (枯山水, karesansui?) est un jardin japonais composé de sable, rochers, graviers et de mousse, en général sans autres plantes. De nombreux jardins secs ont été créés dans les temples zen, d'où leur nom courant de « jardin zen ». En l'absence d'eau, celle-ci est suggérée par le sable ou les graviers, où sont dessinés au rateau des motifs de vagues.



Programme léger pour ce premier jour, retour à la maison pour préparer un repas et au lit.
Pour le café du matin nous avons trouvé une jolie terrasse où l'on sert du vrai café (percolateur) ce qui est assez rare au Japon. de plus ils ont comme enseigne une ......

 Nous partons visiter la grande pagode To-ji, la plus grande construction en bois du japon 57m de haut. La première construction date de 796 maintes fois détruite et reconstruite, la version actuelle date de 1603.

En arrivant nous pouvons apercevoir une grue du japon symbole de paix, un peu comme la colombe pour nous.




En repartant , nous croisons un matsuri (festival folklorique).



Nous les suivons pour nous retrouver dans une cour où nous allons assister à une drôle de scène. Les hommes ont pris le Mikoshi sur leurs épaules et le secoue dans tout les sens en faisant tinter des clochettes le plus possible.
Un mikoshi (神輿?, litt. « palanquin divin ») est, dans les rituels shintoïstes, une châsse portable que les fidèles (hommes ou femmes) transportent dans les rues d'un quartier au cours d'une procession, souvent lors d'une matsuri.


 Visiblement dans une grande souffrance.




Certains en garderont quelques séquelles. (sur l'épaule)



Le soir nous partons à la recherche d'un restau dans le quartier de Pontocho.
Des canaux longent ces petites ruelles.


Beaucoup de monde. Nous aurons du mal à trouver car tout est complet.

Finalement nous finissons dans un petit restau plutôt pour le midi.

 Menu : Okonomiyake, sorte de crêpe avec légumes, et pour la notre du poulpe.


 La suite bientôt !!!