Une mise en situation de notre périple asiatique
Départ de Tokyo, destination Ho chi minh Ville (Vietnam)
Ensuite, un autre avion à destination de Siam reap (Cambodge) où nous allons rester 3 jours pour visiter les temples d'Angkor. Nous partirons en taxi jusqu'à Kampot via Phnom penh (tracé violet) où nous attends un magnifique hotel au bord de la plage, pour profiter des tempèratures estivales. Le retour se fera en voiture jusqu'à Phnom penh, puis avion pour ho chi minh ville, et re avion pour Tokyo.
Premiers contacts avec les Cambodgiens, Le chauffeur du "touktouk" qui va nous conduire à notre hôtel
La circulation est dense
LES TEMPLES D'ANGKOR
Un peu d'histoire pour comprendre ce que nous allons visiter, le site est immense, comporte plusieurs centaines d'édifices, nous n'en verrons qu'une infime partie.
Hariharālaya (Rolûos)
L'
empire khmer est fondé au début du
IXe siècle par
Jayavarman II. L'un de ses successeurs,
Indravarman I, entreprend des travaux d'aménagement hydraulique qui seront la base de la prospérité de la région. Il est aussi à l'origine du premier édifice encore visible, le
Preah Kô, consacré en
879 et construit en brique comme tous les monuments antérieurs, inaugurant plus de trois siècles d'apogée de l'
architecture khmère.
Le premier
temple-montagne, configuration caractéristique de la cosmologie
hindouiste, est édifié par ses soins en
881 au Bakong. Ces temples-montagnes adoptent une symbolique du
mont Meru, axe du monde et séjour mythique des dieux en 5 niveaux concentriques hérissés de 109 tours.
Yaśodharapura (Angkor proprement dit)
Les successeurs d'Indravarman, notamment son fils
Yaśovarman crédité de « créateur d'Angkor », entreprennent des aménagements gigantesques, plus au nord-ouest, avec construction des digues du
bārāy oriental (le
Yaśodhatatāka) et l'édification de monuments, désormais en pierre : le
Phnom Bakheng (vers 900), le
Mebon oriental au centre du bārāy oriental, et le
Prè Rup (vers 960). Les temples-montagnes utilisent des collines naturelles :
Phnom Dei,
Phnom Bok,
Phnom Krom.
Après une période de troubles pendant laquelle la capitale du royaume khmer est transférée à
Koh Ker,
Sūryavarman Ier réinstalle un pouvoir fort à Angkor. Son successeur
Udayādityavarman II fait établir le
bārāy occidental et construit le
Baphuon vers
1060. Quelques autres querelles de succession plus tard, c'est
Sūryavarman II qui édifie
Angkor Vat vers
1130.
Les grands rivaux des Khmers, les
Chams occuperont Angkor quelques années avant que
Jayavarman VII en reprenne possession (1181) et établisse le
bouddhisme mahāyāna comme religion officielle. Les constructions prennent de l'ampleur avec l'enceinte d'
Angkor Thom et le
Bayon, puis le
Ta Prohm, le
Preah Khan et leurs tours ornées de gigantesques visages du
Bouddha souriant sont construits successivement pendant le
XIIe siècle. À cette époque, la capitale khmère s'étendait sur
200 km² et comptait près d'une centaine de temples.
Mais l'un de ses successeurs,
Jayavarman VIII, dès son avènement (
1243), impose le retour à l'hindouisme et détruit de nombreuses sculptures du Bouddha.
Puis le bouddhisme reprendra le dessus au milieu du
XIVe siècle, sous sa forme
theravāda. Cette nouvelle voie religieuse, beaucoup plus simple dans son approche du sacré, généralisera les constructions légères dont seules subsistent quelques terrasses bouddhiques, réemployant souvent les blocs de pierre des édifices antérieurs.
Le déclin du royaume Khmer sera rapide, son territoire rétréci par la sécession des Thaïs du
Royaume de Sukhothaï et ravagé par des guerres incessantes avec ceux-ci et les Chams.
Angkor sera définitivement abandonnée comme capitale vers
1431, après sa prise par les thaïs du
Royaume d'Ayutthaya.
Pendant les
XVe et
XVIe siècles des moines bouddhistes s'approprient le site et détournent des constructions vers des représentations du Bouddha telle l'énorme Bouddha couché au
Baphuon. Ce site sera laissé à l'abandon et, pour la plus grande part, enseveli sous la végétation foisonnante de la
jungle tropicale.
La période sinistre des
Khmers rouges avait rendu le site inaccessible aux visiteurs mais malheureusement pas aux pillards. Par précaution de nombreuses pièces sont aujourd'hui à l'abri au musée de
Phnom Penh.
Re-découverte et restauration
La première relation sur l'empire khmer en Europe date de
1570 par des voyageurs espagnols et portugais. Il fallut attendre la publication en
1819 par
Jean-Pierre Abel-Rémusat de
Description du royaume de Cambodge par un voyageur chinois qui a visité cette contrée à la fin du XIIIe siècle, précédée d'une notice chronologique sur ce même pays, extraite des annales de la Chine, Imprimerie de J. Smith, traduction d'un récit de voyage d'un officier chinois pour réapparaître du néant. C'est en
1861, début de la conquête de la
Cochinchine par la France, que le naturaliste
Henri Mouhot explorant la région avec l'abbé Sylvestre permet la re-découverte d'Angkor Vat puis d'Angkor Thom. Son récit sera publié dans le
Tour du Monde en
1863. Une
seconde exploration, de 1863 à 1866, menée par
Ernest Doudart de Lagrée sera beaucoup plus exhaustive et fera l'objet d'un compte-rendu dans
Voyage d'Exploration en Indo-Chine, publié en
1873. De nombreuses missions d'exploration se succèdent alors jusqu'à la longue présence d'Étienne Aymonier, nommé représentant au Cambodge en
1879. Celui-ci organisa la traduction des nombreuses inscriptions, reconstitua l'histoire du royaume khmer. Rentré en France à l'issue de sa mission (vers 1886) il publia de nombreuses études, un dictionnaire et de multiples articles qu'il rassemble à partir de 1900 dans son grand ouvrage
Le Cambodge.
Depuis le début du
XXe siècle, le site d'Angkor est patiemment réhabilité par des archéologues, notamment par ceux de l'
École française d'Extrême-Orient, comme
Henri Marchal et
Bernard-Philippe Groslier.
Le lendemain départ pour la 1ere visite, il faut commencer par l'achat des billets. Il faut savoir que les sites sont gérés par des compagnies privées qui reversent une partie des bénéfices au gouvernement. Notre guide nous a expliqué cela avec une certaine amertume.
Le 1er temple que nous allons visiter : Angkor vat
Le site est immense, ce qui nous frappe immédiatement c'est la finesse des décorations.
Les murs sont couverts de scultures plus magnifiques les unes que les autres
On peut noter la diversité des coiffes, il y en a 38 différentes sur ce site.
Durant la visite, nous apercevons des cambodgiens en habit traditionnel qui proposent une photo typique, les japonais en sont friands.
J'en profite pour faire quelques portraits.
Ces lieux restent des lieux de prières
Voici la partie centrale du temple, qui est organisé en 3 enceintes. Nous ne pourrons accéder au sommet de la partie centrale, pour cause de tenue non autorisée (épaules nues, ou short) ce qui nous étonne vu la tenue des femmes sur les sculptures ?
Nous continuons par un autre temple royal Angkor thom
Celui ci est beaucoup plus petit, et en moins bon état
L'après midi après un bon repas, nous continuons nos visites.
La terrasse des éléphants
La terrasse du roi lepreux
La visite du jour s’achève par un temple peu visité, mais intéressant car il n'est pas du tout restauré et la végétation reprend ses droits petit à petit.
Le soir en rentrant à l’hôtel, nous verrons qu'il n'y a pas besoin d'engins de terrassement pour aplanir un terrain.
Nous avons bien mérité notre repos car demain nous attend une autre journée de visite avec un guide francophone qui va nous amener sur un site à une cinquantaine de kilomètres de Siam reap.